lundi 23 décembre 2013


 Plus qu'une tempête de neige au La Tulipe



Les amateurs de métal extrême était rassemblés au bar La Tulipe, le 20 décembre dernier. Malgré la tempête de neige incroyable, la salle était comble. Je suis toujours ravi de voir ce genres de soirées, puisqu'elles me rassurent sur l'avenir du métal. Nous avions droit à toute une brochette de bands. C'était la tournée qui fait la promotion du tout dernier de Gorguts, Colored Sands. Comme invités, il y avait le groupe intense Origin et un nouveau groupe que j'ai découvert il y a quelques mois, qui est Nero Di Marte.

  Nero Di Marte a seulement un album sur le marché. Le groupe italien n'a qu'un an et il est très prometteur. Il nous propose un style très spécial. Chaque chanson est travaillée à fond et nous amène dans des univers différents. Les chansons sont longues, mais pas endormantes. Bref, j'avais très hâte de les voir live. Ils ne m'ont pas déçu. Du fait que leurs chansons sont longues et qu'ils jouaient en première première partie, ils n'avaient que trente minutes pour jouer; ceci résulta en trois morceaux. La foule a très bien réagit devant le groupe. Autour de moi, personne ne semblait les connaitre et pourtant, nombreux étaient ceux qui se faisaient aller la tête aux rythmes du groupe. J'en aurai pris d'autres, ce sera pour une prochaine fois, je l'espère bien.

  Ensuite arriva Origin. Ce groupe extrêmement rapide est une îcone dans le monde du métal extrême. Ce groupe dégage une énergie contagieuse lors de ses spectacles. Les musiciens sont des machines et repoussent les limites de la vitesse. Ceux-ci ont un bagage de cinq albums. Ils ont joué souvent et ça paraît. Ils sont solides sur scène. Ils sont confiants et aiment ce qu'ils font. Jayson Kayser (chanteur) est toujours en interaction avec la foule. Il n'a pas sa langue dans sa poche et a la réplique facile. Il veut qu'on trippe, il veut qu'on le stimule avec notre énergie, en tout cas, lui il en a. Le drummeur John Longstreth est inhumain, il joue avec une aisance déconcertante. J'ai bien aimé le show, c'était dans le tapis comme on dit, du début à la fin.

 Gorguts arrive sur scène. Le groupe a joué Colored Sands en entier. J'étais ravi, puisque cet album est probablement dans mon top 3 des meilleurs albums death métal de tous les temps. La performance live était excellente elle aussi. Il y a eu un problème technique lorsque John Longstreth a brisé sa peau de bass drum. Oui, John a joué pour les deux groupes, étant donné que c'est lui qui a enregistré Colored Sands et que Origin est son groupe. Mis à part ce problème, tout était solide. J'aurais aimé voir une backdrop avec la photo de l'album qui est à l'honneur pour cette tournée. Dans un show de métal, les décors sont souvent superflus, mais la backdrop est nécessaire et elle était décevante lors de cette soirée. Peu importe, les musiciens étaient excellents et le show aussi. La foule est voulait plus. Luc Lemay (chanteur) est une personne très terre à terre et est toujours très humble devant ses fans. Il aurait bien aimé leurs en donner plus, mais malheureusement, c'était impossible. La salle de spectacle devait se transformer en bar au plus vite, puisque les clients étaient sur le point d'arriver.

dimanche 15 décembre 2013


 Le retour tant attendu de Moist


Les nostalgiques du rock des années 90 étaient au rendez-vous hier soir. Le groupe canadien Moist est sorti de l'ombre après de longues années. Trop longues pour leurs fans apparemment, eux qui se sont rassemblés en très grand nombre pour venir chanter les chansons qu'ils aiment tant. La tournée canadienne démontre que le groupe n'a pas été oublié. L'énergie a été ressentie dès que les lumières se sont fermées pour que le groupe puisse monter sur la scène. La foule était en délire. Elle sautait, les poings dans les airs.

  Tous les vieux classiques ont été joué. Tangerine a ouvert le bal et se sont suivis les Silver, Push, Leave it alone, Gasoline, Resurection et bien d'autres. Deux rappels ont été nécessaires, puisque la foule en voulait toujours plus. Lors d'un de ces rappel, David Usher (le chanteur) est allé en plein centre du parterre pour chanter.

 Le groupe avait le goût d'être là. Les membres arboraient tous un immense sourire et étaient toujours en contact avec la foule. Kevin Young (claviériste) trippait à fond. Il tappait tellement fort du pied et sautait tellement haut, qu'il a surement réveillé toutes les souris de la ville. Mark Makoway (guitare) et Jeff Pearce (Bass) avait l'air trop heureux de renouer avec leur public.

 Le spectacle en général était bien. Les gens ont apprécié le calibre de la voix du célèbre frontman David Usher. Celle-ci était par contre trop forte par rapport à tout le reste. La guitare était presque inaudible sauf durant les solos. Le clavier a par moment été aussi trop imposant. Du côté des lumières, c'était moyen. Il y a eu quelques beaux jeux de lumières, mais la majorité du temps la scène était éclairée de façon uniforme de long en large. Il n'y avait d'ailleurs pas de décors ou de bannière derrière la scène. J'avais l'impression de regarder une prestation au Bourbon Street West, mais la soirée a quand même été réussie.

 Maintenant, reste à voir ce que le groupe nous réserve. Il était en studio récemment et pré
tend avoir de nouvelles idées. Qui sait, peut-être qu'il nous présentera du nouveau matériel qui nous ramènera dans les années 90.

mercredi 11 décembre 2013


Le retour de Britney

Britney Spears nous offre un nouvel album. Ceux qui pensaient que cette jeune ado n'allait être qu'un feu de paille doivent se mordre les lèvres, puisque celle-ci nous offre pas moins que son 8e album. Nous l'avons vu passer d'une jeune ado innocente, à une ''droguée'', à une mauvaise mère, à la femme d'un loser (Kevin Federline), à une actrice, à une juge de talent pour une émission de concours de voix et j'en passe. Bref, Britney a beau être une risée d'après l'avis de beaucoup de gens, mais elle a quand même su rester populaire. Comme tout le monde, elle a connu des hauts et des bas et contrairement à plusieurs personnes, cela n'a pas été une excuse pour elle de s'écraser et s'avouer vaincue.

Pour en revenir aux faits, son dernier album se nomme Britney Jean.  Britney a, pour cet album, eu recours aux services de gros noms tels Keith Harris, Dr. Luke, William Orbit et le célèbre membre des Black Eyed Peas, Will.i.am. J'ai rapidement eu un feeling de déjà vu en écoutant cet album. J'ai l'impression de voir une similitude avec Madonna. Cette dernière avait fait un virage électronique avec son album Get Together et on voit Britney faire un parcours semblable. Madonna l'a fait en 2006 et nous sommes en 2013 maintenant. Je suis persuadé que Britney n'aura pas les succès que Madonna a connus, quoi que tout peut arriver... Je trouve qu'il manque de variétés dans les morceaux de Britney Jean. Pour qu'un album soit bon à long terme, il faut proposer des enchainements différents. On peut garder un même thème tout au long de l'album, mais il faut trouver différentes façon de l'apporter. Il y a quelques morceaux qui sont plus lents (Perfume et Chillin' With You), mais les autres pièces sonnent presque toutes de la même façon et la voix de Britney n'est pas assez travaillée. En 2001, elle nous avait présentée l'album Britney. Ce dernier était vraiment très bon. Il y avait de tout. Les rythmiques de l'album étaient différentes pour chaque chanson. D'ailleurs, Now that I found you à un certain moment ressemble étrangement à Scream and shout, qui vient de l'album Willpower de Will.i.am.

Je crois que Britney devrait mieux s'entourer. Il y a trop de gens impliqués pour cet album. Il lui faut s'associer avec un artiste qui lui proposera un style. De cette façon l'artiste choisi pourra créer une œuvre en totalité au lieu de faire qu'une partie. En ayant trop de gens impliqués, il peut s'avérer difficile d'implanter ses idées et de proposer des ''surprises''.  

mercredi 27 novembre 2013

  Métal souvenir

 Le 23 novembre dernier, Slayer était de passage à Montréal. Ce groupe légendaire (et je ne pèse pas mes mots), qui en est à ses débuts d'une nouvelle tournée est venu nous présenter ses bons vieux classiques. Le groupe qui compte 16 albums possède suffisamment de matériel pour rassasier ses fans pour plusieurs heures. Dans le cadre de cette tournée, nous avons eu droit à une palette de morceaux venant des sept premiers albums. Passant par Die by the sword, Necrophiliac, Mandatory suicide, Hallowed point (une de mes préférée du groupe), Hell awaits et bien d'autres, pour un total de 20 chansons. Les deux dernières ont été South of heaven et Angel of death. Lors de ce rappel, une immense bannière en l'honneur de Jeff Hannemann, récemment décédé, était levée derrière les musiciens. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, Hannemann est le guitariste fondateur du groupe et il est décédé en mai dernier à la suite de complications avec son foie.

 Je dois vous avouer que je n'ai pas vraiment tripper sur le show.  Oui se sont tous des classiques qui ont été joués, mais il manquait d'émotions, il manquait d’interactions, il manquait de nouveau...J'ai vu Slayer en spectacle 5 fois et chaque fois c'est pareil. Les musiciens sont assez statiques et Tom, le chanteur, ne possède pas les qualités pour faire lever une foule. Il n'a jamais rien a dire entre les chansons non plus. Cette fois-ci, c'était pire. Il nous regardait et ne disait rien, mais RIEN...Après quelques secondes, la foule se mettait à les acclamer et Tom riait et nous disait des mots comme merci et ça va? et ça suffisait les fans. Personnellement, j'ai besoin de plus. Au pire, je sauve 65$, le déplacement et tout le tralala et j'écoute les albums chez moi. Les prestations live sont supposées nous faire connecter avec les musiciens, nous présenter de nouveaux morceaux et des morceaux retouchés. Je n'ai aucun problème avec le fait d'entendre de vieux classiques, mais donnez moi en plus s.v.p. De plus, la lumière sur la scène m'aveuglait. Honnêtement, j'avais hâte que ça finisse.

 Gojira assurait la première partie. Tout comme Slayer, il manque de vie. Le bassiste et le batteur se donnent à fond, mais les deux guitaristes sont assez monotones. La musique par contre sonne beaucoup plus dans leur cas. Ils nous envoient des riffs aux styles d'une mitraillette  avec des rythmes complexes. L'enfant sauvage a été mon meilleur moment, mais j'aurais bien aimé entendre Remembrance.

 4 arm était le tout premier groupe de la soirée. Pas grands choses à dire sur eux mise à part que c'est une copie conforme à Slayer et que le batteur n'est pas droit avec ses coups de grosse caisse.


  Le CEPSUM était l'endroit de prédilection. Choix judicieux? Plusieurs personnes de mon entourage ont levé le nez sur l'événement en raison du lieu de l'événement. Pour ma part, ce que je n'aime pas de cet endroit est les places limitées de stationnement et le fait que la scène est parallèle au côté large de la patinoire. En étant du côté large, une vaste majorité des gens sur le parterre se retrouvent sur le côté de la scène et les musiciens opposés à nous sont loin. Et vous, qu'en pensez-vous?



 Vampires s.v.p. s'abstenir





Bon ça y est, j'en ai marre! Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi les groupes têtes d'affiche sont rendus avec des jeux de lumières qui ne font que nous aveugler? Depuis un certain temps maintenant, presque tous les groupes nous présentent, en arrière plan, des dizaines de spot lights qui nous visent directement. L'effet est mauvais quant à moi, puisque l'on ne voit plus rien sur la scène et que notre vision devient teintée de ronds colorés pour plusieurs minutes après. Les lumières sont supposées accentuer les artistes sur scène, le décor ou faire un effet dans la salle ou sur la scène. On dirait que le but ici est d'illuminer la foule. Entre vous et moi, les membres du groupes ont-ils vraiment besoin de voir tous les détails faciaux des gens de la dernière rangée de la salle? Je crois que non. Je ne peux vous dire à quel point j'ai hâte que cette mode passe. Il est temps de passer à autres choses.

mardi 19 novembre 2013


 Gorguts revient en force

Ça y'est! L'un de mes groupes métal préféré vient de sortir un nouvel album. Gorguts a décidé de gâter ses fans avec de nouveaux morceaux. Le groupe, qui n'avait pas sorti d'album depuis 2001, est sorti de l'ombre et je ne m'en plains pas.

 Le groupe fait partie des influenceurs du métal extrême expérimental. À la base québécois, il a vu plusieurs changements au cours des années. Le chanteur et compositeur, Luc Lemay, est le seul membre original du groupe. Pour son dernier album, intitulé Colored Sands,  Lemay est allé chercher de gros noms pour l'accompagner dans son projet. Kevin Hufnagel l'accompagne à la guitare. Ce dernier a fait partie du groupe Dysrythmia. À la basse, on retrouve Colin Marston qui lui a joué dans Behold the Arctopus et à la batterie, on retrouve nul autre que John Longstreth qui a joué dans Skinless et Origin. Les deux premiers albums de Gorguts proposaient du métal traditionnel, mais en 1998, Obscura nous a montré une facette du quatuor très différente du reste du milieu métal. Un positionnement de leader s'est imposé et beaucoup de groupes importants sont influencés par nos musiciens vedettes.


 Parlons maintenant du nouveau venu. Colored Sands est un album très coloré. Je trouve que le son est excellent. À l'inverse, l'album Obsura manquait de qualité sur cet aspect. Bref, la production est très bonne cette fois-ci. La basse a un son qui lui donne une place importante derrière les rythmiques hors normes des guitaristes. Elle réussie à bien se meler aux autres instruments, tout en créant de belles mélodies. Les guitaristes ne nous perdent pas avec des riffs trop vites ou en étant partout en même temps. Plusieurs groupes ont la tendance de trop vouloir en faire et les morceaux deviennent lourds et l'on s'y perd facilement. Avec cet album, le tempo est ralenti, mais on ne comprommet aucunement la pesanteur. On nous ammène dans des atmosphères sombres et violents, mais tout reste facile pour l'oreille. Du côté de la batterie, John est comme toujours inspirant, rapide, technique et réussit à faire sonner son instrument avec brio.  On retrouve beaucoup de percussions pesantes, qui viennent parfaitement accentuer les pièces. La voix de Luc ne domine pas les pièces, elle vient ajouter une nouvelle rythmique. ce que j'apprécie fortement. L'album nous fait entrer dans son univers avec facilité. Il n'y a pas de longueurs et chaque pièce est totalement différente. Je recommande à quiconque qui aime le métal de faire une écoute de Colored Sands. Il est pour le moment mon album métal favori de l'année.

J'en profite d'ailleurs pour mentionner que le groupe sera sur scène au Latulipe de Montréal le 20 décembre prochain avec Origin et Nero Di Marte.

Que pensez-vous du groupe ou de l'album?



http://www.gorguts.com/wp/

mardi 12 novembre 2013

Provocation prévisible


  Aaaahhhh ces chers soirées de célébrations! Comme nous aimons remercier et récompenser nos artistes préférés. MTV nous offre depuis plusieurs années déjà des galas qui réunissent les artistes de l'heure. Évidemment, les plus excentriques se servent de cette occasion pour faire parler d'eux. Cette semaine, au MTV Euro music awards, Miley Cyrus a justement fait parler d'elle, ENCORE...

 On se souvient du dernier gala MTV où Miley avait danser de façon très osée avec Robin Thicke lors de la prestation live de Blurred Lines. On ne parlait que de cela les jours suivants. Cette semaine, alors qu'elle est montée sur scène pour réclamer un prix qu'elle venait de gagner, elle a sortie de son sac à main une cigarette qui semblait être un joint. Elle a allumé cette mystérieuse clope pour y prendre quelques puffs. Notons que le gala se déroulait à Amsterdam.

  Évidemment, ce geste a pour but d'allumer (jeu de mot facile) les paparazzis qui cherchent toujours à montrer le côté fêtard de Cyrus. Elle s'assume et ne veut pas se cacher. J'ai toujours respecté les gens qui s'assument, mais je crois qu'il y a des limites à ce que l'on peut faire lorsque nous sommes une personne modèle pour un groupe de gens. Dans le cas de Miley, ses fans ont en majorité moins de 18 ans, c'est donc là le problème. Elle leur montre que la drogue c'est cool, que de se frotter sur des gars comme une pute c'est excitant, que de s'exiber en public c'est normal. Je crois que ces messages ne sont pas saints et ne devraient pas être proposer aux mineurs. Sans vouloir cacher ces derniers dans une bulle rose, il y a un certain code d'éthique à respecter. Je comprend que Miley n'est pas mairesse, quoi que Rob Ford ne donne pas sa place, mais elle doit quand même se retenir un peu.

 Ceci ouvre les portes pour un débat intéressant par contre. Croyez-vous qu'il est mieux de s'exposer pour n'avoir rien à cacher, ou que de garder ses fétiches et dépendances pour notre vie privée, pour ensuite se faire exposer par des paparazzis? La vie de vedette peut être difficile pour le commun des mortels à concevoir. Il est facile de juger, mais la majorité d'entre nous ne pourrait pas supporter la pression ou le fait que les journalistes exposent toute notre vie au grand public, sans oublier les histoires inventées sur nous.

 Êtes-vous de ceux qui ont rêvé d'être une vedette? Croyez-vous être capable de vivre une vie de super star? Seriez-vous un modèle positif ou négatif?

samedi 26 octobre 2013




                        Le Métropolis s'est fait brasser


 Huntress, Testament, Killswitch Engage et Lamb of God se partageaient la scène du Métropolis, jeudi soir. C'était donc une soirée remplie de décibels et d'énergie. Les amateurs de métal étaient comblés avec cette brochette de groupes. En effet, à l'exception de Huntress, les trois autres groupes ont une cote de popularité très élevée.

  Huntress a ouvert le bal. Ce groupe vient tout juste de sortir son 2e album. Il se qualifie de métal mélodique avec une touche de trash et de black métal.  Avec la présence d'une femme au micro, on a pu sentir la passion et la fébrilité qu'avait le groupe. Malgré cela, il ne faisait pas l'unanimité de la foule qui est arrivée nombreuse assez tôt. Dans l'ensemble, la performance était bonne, mais ce n'est pas un style qui m'accroche; je n'étais pas déçu quand le groupe a terminé sa prestation.

 Testament arrive sur les planches. Cet icône du métal est une légende. Ayant sorti 10 albums studio depuis 1987, il a inspiré beaucoup de jeunes et moins jeunes. D'ailleurs, la majorité des groupes métal d'aujourd'hui sont reconnaissants de ce que Testament a fait pour eux et la scène musicale dans laquelle ils évoluent. Bref, le groupe a décoré la scène avec un décor rappelant le premier album du groupe intitulé The Legacy. C'est avec une assurance et une attitude de leader que le groupe nous a présenté des chansons majoritairement de ses premiers albums. J'aurais aimé entendre plus de titres venant des albums Low, Demonic et The Gathering, mais bon. Il y a eu des problèmes de sons au début, mais tout s'est rétabli lors de la troisième chanson. On peut dire que nous avons assisté à une prestation solide. Le groupe était quand même très limité parce que le matériel des deux groupes suivant prenaient beaucoup de place. Malgré cela, les musiciens étaient quand même dynamiques. Le chanteur Chuck Billy était quant à lui un peu moins mobile. Ce géant semblait moins à l'aise et faisait plus du sur place tout en jouant de la air guitar avec son support à micro ayant un style aux épées mythiques série Star Wars.

 C'est maintenant au tour de Killswitch Engage. La foule avait hâte de les voir. Ces derniers ont toujours réussi à avoir un son excellent lorsqu'ils performent sur une scène. Je dois lever mon chapeau encore une fois à leur technicien de son pour son travail exemplaire. Le choix des chansons a été très bien. Ce groupe est très dynamique sur scène. Le guitariste Adam Dutkiewicz est toujours en mouvement; il court, il saute, il flex ses muscles, il se croit au gym. Le chanteur lui est toujours aux abords de la foule. Il veut sauter dedans, mais il se retient. Le batteur est tellement talentueux et il fait sonner son instrument de façon sublime. Presque tout le parterre ''trashait'' sur ses chansons favorites et des chansons, il y en a eu. Le groupe a joué longtemps, ce qui n'a pas déplu aux fans. My last Serenade, Rose of Sharyn et When Darkness Falls ont entre autres été jouées. Le seul point négatif que je pourrais apporter est que l'éclairage était beaucoup trop intense. Trop souvent, on ne voyait absolument rien, parce qu'il y avait trop de lumières dirigées vers nous. Lorsque je regardais vers les moniteurs placés un peu partout dans la salle, je trouvais que le jeu d'éclairage donnait un bel effet, mais en vrai c'était beaucoup trop aveuglant.


 Lamb of God arrive finalement. Munit de bombonnes qui crachent de la boucane et de deux gros écrans nous projetant des vidéos de guerre, de destruction d'immeubles et de soldats décédés au combat,  le groupe était prêt à se donner et à nous impressionner. Évidemment, la foule était vendue d'avance. Cette dernière s'est laissée embarquer dans le voyage proposé par son groupe fétiche.  Durant Now you've got something to die for, le Métropolis en entier chantait le refrain. Tout comme Killswitch, Lamb of Gob a fait un long set list. Randy Blythe, le chanteur, nous a démontré à quelques reprises comment il aime le Canada et comment il est reconnaissant des fans canadiens, puisque c'est grâce à eux qu'ils ont reçu leurs deux premiers albums or. Il y avait de mini longueurs quand il se mettait à nous parler pour nous distraire alors que les guitaristes et le bassiste allaient changer leur instrument. Il n'était pas toujours évident de comprendre ce qu'il disait, d'ailleurs il a demandé aux montréalais de crier en levant le poing pour savoir qui venait d'ici et il a ensuite demandé à ceux qui viennent d'ailleurs de faire de même et le parterre au complet à répondu aux deux demandes. Qu'importe, la performance était excellente et tout le monde en voulait plus. J'ai adoré Ruin, Omerta, Redneck et Laid to Rest.

 
Ceux qui pensent que le métal est mort ou sur le point de mourir ont eu la preuve qu'ils ont tord. Hier soir, le Métropolis était plus que rempli. Les billets d'une valeur de 60$ ont été vendu en un clin d'oeil et les revendeurs de billets en ont profité. J'ai vu des gens acheter des billets pour la somme de 140$ à des revendeurs.

Êtes-vous parmi ceux qui croient que le métal est mort?

dimanche 20 octobre 2013



Billy Talent saute sur les planches du Métropolis

Le Métropolis était rempli, hier soir, pour accueillir le groupe canadien Billy Talent. La foule était excitée à l’idée de se faire brasser par les morceaux énergiques du groupe qui a pris une place importante dans le monde du punk rock. En effet, le groupe fête les dix ans de la sortie de leur premier album intitulé Billy Talent. Nous assistions à la deuxième soirée montréalaise du groupe, qui traverse le Canada pour célébrer cet anniversaire. Pour cette tournée, Billy Talent est accompagné du groupe Anti Flag.
   Comme d’habitude, la  marchandise a été livrée avec brio. Billy Talent a une façon de se produire sur scène qui réussit à faire embarquer chaque personne présente dans la salle. Même si on ne connait pas les chansons, on embarque dans le voyage musical qui nous est présenté. Les musiciens sont excellents et le chanteur aussi. Ce dernier est toujours en contact avec la foule et fait ce qu’il veut avec elle. Il sait comment l’amadouer avec ses commentaires sur les Maple Leafs de Toronto, son désir de nous payer de l'alcool ou même son désir de déménager à Montréal, parce qu'il adore la ville et ses habitants. De plus, il saute partout, il court tout le temps, il fait des grimaces, il nous fait chanter, sauter et taper dans nos mains. Comme on dit en bon québécois: il a de l'énergie à revendre.
    Le groupe nous a offert un premier bloc comprenant toutes les pièces du premier album. Évidemment, tout le monde en voulait plus. Billy est revenu nous offrir plusieurs autres succès. Ils ont d’ailleurs joué très longtemps et personne ne s’en est plaint. La plupart de leurs gros hits ont été joués et le groupe en a surpris plus d’un en incluant dans leur répertoire la pièce Pins and Needles (qui n’est presque jamais jouée). Ils ont par contre laissé de côté Rusted from the Rain, qui est pour moi un bijou.

Le choix de la salle avait pour but d’être plus intime avec son public. Le centre Bell aurait facilement pu être rempli, mais le groupe voulait créer une proximité avec son public pour le remercier d’avoir été là pour lui pendant toutes ces années. En fait, une seule date avait été prévue pour Montréal et puisque les billets ont été vendus trop rapidement, une deuxième soirée a été ajoutée. La même chose s’est produite à Vancouver.

 Finalement, je dois avouer que c'était une très bonne performance et je conseille à tout le monde
qui aime la musique qui bouge d'aller voir ce groupe en spectacle.

Voici un autre clip du groupe
 http://www.youtube.com/watch?v=gPCMx8yS7c0

samedi 28 septembre 2013



Les Pet Shop Boys nous rendent visite



Ce mardi, nous avons reçu la visite d'un des plus grands duos de la pop 80, à Montréal. Ces Britanniques, qui ne rajeunissent pas, commençaient leur tournée nord-américaine chez nous. L'Olympia était l'endroit de cette réunion importante pour quelques centaines de nostalgiques des années 80.  La salle était remplie à craquer et l'esprit était à la fête. Le duo nous a tenus en haleine pendant plus d'une heure avant de se pointer le nez. Bien que la musique ``d'attente`` eut été bonne, nous avions tous hâte de voir le spectacle commencer.

Un grand drap avec un motif de plaque électronique se dressait devant nous et c'est derrière lui que nos hôtes ont présenté la première chanson intitulée Axis. Le drap est ensuite tombé pour nous présenter le duo portant des manteaux très farfelus. Ceci n'était que le début de la présentation de leur collection de costumes très colorés et uniques. Notre duo de l'heure n'est pas une bête de scène, mais il sait toujours comment nous le faire oublier en nous présentant une mise en scène très artistique. Il aura par contre fallu attendre à la quatrième chanson avant d'avoir quelque chose pour nous faire oublier la médiocrité de leur ``showmanship``.  Je commençais d'ailleurs à croire qu'ils allaient me laisser tomber, puisque j'avais des attentes envers leur présentation visuelle.  Deux danseurs ont donc pris en charge la scène. Portant des masques de Minautaure, ils ont entamé une chorégraphie du genre tribale. Les spectateurs regardaient la scène avec des yeux curieux, intrigués et en désirant plus. Les jeux de lumière ont pris le flambeau en remplissant la scène et la salle de couleurs. La foule a atteint son apogée lorsque West end girls s'est fait entendre avec ses premières notes. Tout le monde sautait en tapant des mains. Le chanteur nous laissait le micro et c'était avec plaisir que nous lui rendions ses paroles en les criant avec tout l'air de nos poumons. Tous leurs grands classiques y sont passés tels: Suburbia, It's a sin, Opportunities, Domino dancing et Always on my mind. Cette dernière fut la dernière chanson avant le rappel, qui lui nous présenta Go west et Vocal. Lorsque cette dernière débuta, je me questionna sur le choix de chanson, mais la fin de cette dernière a fait une boucle parfaite avec la trame qui nous était présentée avant que le duo embarque sur scène.

 La voix du chanteur n'était pas constante. Tantôt trop forte, tantôt trop aigue, le technicien de son et le chanteur ont eu quelques problèmes. Pour la musique, le son était très bon, malgré que les sons de basses étaient parfois trop forts pour le reste. En général, c'etait quand même très bien. 


 Finalement, ce duo ne nous déçoit jamais. Ses classiques et sa mise en scène savent nous amadouer. Je conseille à quiconque qui aime danser, d'aller les voir si une occasion se présente. Cela en vaut la peine!!

Et vous, seriez-vous partant pour une soirée avec les Pet Shop Boys?

Voici un clip qui nous montre plusieurs éléments du spectacle
http://www.youtube.com/watch?v=IDCU17wXktY
Axis