samedi 26 octobre 2013




                        Le Métropolis s'est fait brasser


 Huntress, Testament, Killswitch Engage et Lamb of God se partageaient la scène du Métropolis, jeudi soir. C'était donc une soirée remplie de décibels et d'énergie. Les amateurs de métal étaient comblés avec cette brochette de groupes. En effet, à l'exception de Huntress, les trois autres groupes ont une cote de popularité très élevée.

  Huntress a ouvert le bal. Ce groupe vient tout juste de sortir son 2e album. Il se qualifie de métal mélodique avec une touche de trash et de black métal.  Avec la présence d'une femme au micro, on a pu sentir la passion et la fébrilité qu'avait le groupe. Malgré cela, il ne faisait pas l'unanimité de la foule qui est arrivée nombreuse assez tôt. Dans l'ensemble, la performance était bonne, mais ce n'est pas un style qui m'accroche; je n'étais pas déçu quand le groupe a terminé sa prestation.

 Testament arrive sur les planches. Cet icône du métal est une légende. Ayant sorti 10 albums studio depuis 1987, il a inspiré beaucoup de jeunes et moins jeunes. D'ailleurs, la majorité des groupes métal d'aujourd'hui sont reconnaissants de ce que Testament a fait pour eux et la scène musicale dans laquelle ils évoluent. Bref, le groupe a décoré la scène avec un décor rappelant le premier album du groupe intitulé The Legacy. C'est avec une assurance et une attitude de leader que le groupe nous a présenté des chansons majoritairement de ses premiers albums. J'aurais aimé entendre plus de titres venant des albums Low, Demonic et The Gathering, mais bon. Il y a eu des problèmes de sons au début, mais tout s'est rétabli lors de la troisième chanson. On peut dire que nous avons assisté à une prestation solide. Le groupe était quand même très limité parce que le matériel des deux groupes suivant prenaient beaucoup de place. Malgré cela, les musiciens étaient quand même dynamiques. Le chanteur Chuck Billy était quant à lui un peu moins mobile. Ce géant semblait moins à l'aise et faisait plus du sur place tout en jouant de la air guitar avec son support à micro ayant un style aux épées mythiques série Star Wars.

 C'est maintenant au tour de Killswitch Engage. La foule avait hâte de les voir. Ces derniers ont toujours réussi à avoir un son excellent lorsqu'ils performent sur une scène. Je dois lever mon chapeau encore une fois à leur technicien de son pour son travail exemplaire. Le choix des chansons a été très bien. Ce groupe est très dynamique sur scène. Le guitariste Adam Dutkiewicz est toujours en mouvement; il court, il saute, il flex ses muscles, il se croit au gym. Le chanteur lui est toujours aux abords de la foule. Il veut sauter dedans, mais il se retient. Le batteur est tellement talentueux et il fait sonner son instrument de façon sublime. Presque tout le parterre ''trashait'' sur ses chansons favorites et des chansons, il y en a eu. Le groupe a joué longtemps, ce qui n'a pas déplu aux fans. My last Serenade, Rose of Sharyn et When Darkness Falls ont entre autres été jouées. Le seul point négatif que je pourrais apporter est que l'éclairage était beaucoup trop intense. Trop souvent, on ne voyait absolument rien, parce qu'il y avait trop de lumières dirigées vers nous. Lorsque je regardais vers les moniteurs placés un peu partout dans la salle, je trouvais que le jeu d'éclairage donnait un bel effet, mais en vrai c'était beaucoup trop aveuglant.


 Lamb of God arrive finalement. Munit de bombonnes qui crachent de la boucane et de deux gros écrans nous projetant des vidéos de guerre, de destruction d'immeubles et de soldats décédés au combat,  le groupe était prêt à se donner et à nous impressionner. Évidemment, la foule était vendue d'avance. Cette dernière s'est laissée embarquer dans le voyage proposé par son groupe fétiche.  Durant Now you've got something to die for, le Métropolis en entier chantait le refrain. Tout comme Killswitch, Lamb of Gob a fait un long set list. Randy Blythe, le chanteur, nous a démontré à quelques reprises comment il aime le Canada et comment il est reconnaissant des fans canadiens, puisque c'est grâce à eux qu'ils ont reçu leurs deux premiers albums or. Il y avait de mini longueurs quand il se mettait à nous parler pour nous distraire alors que les guitaristes et le bassiste allaient changer leur instrument. Il n'était pas toujours évident de comprendre ce qu'il disait, d'ailleurs il a demandé aux montréalais de crier en levant le poing pour savoir qui venait d'ici et il a ensuite demandé à ceux qui viennent d'ailleurs de faire de même et le parterre au complet à répondu aux deux demandes. Qu'importe, la performance était excellente et tout le monde en voulait plus. J'ai adoré Ruin, Omerta, Redneck et Laid to Rest.

 
Ceux qui pensent que le métal est mort ou sur le point de mourir ont eu la preuve qu'ils ont tord. Hier soir, le Métropolis était plus que rempli. Les billets d'une valeur de 60$ ont été vendu en un clin d'oeil et les revendeurs de billets en ont profité. J'ai vu des gens acheter des billets pour la somme de 140$ à des revendeurs.

Êtes-vous parmi ceux qui croient que le métal est mort?

dimanche 20 octobre 2013



Billy Talent saute sur les planches du Métropolis

Le Métropolis était rempli, hier soir, pour accueillir le groupe canadien Billy Talent. La foule était excitée à l’idée de se faire brasser par les morceaux énergiques du groupe qui a pris une place importante dans le monde du punk rock. En effet, le groupe fête les dix ans de la sortie de leur premier album intitulé Billy Talent. Nous assistions à la deuxième soirée montréalaise du groupe, qui traverse le Canada pour célébrer cet anniversaire. Pour cette tournée, Billy Talent est accompagné du groupe Anti Flag.
   Comme d’habitude, la  marchandise a été livrée avec brio. Billy Talent a une façon de se produire sur scène qui réussit à faire embarquer chaque personne présente dans la salle. Même si on ne connait pas les chansons, on embarque dans le voyage musical qui nous est présenté. Les musiciens sont excellents et le chanteur aussi. Ce dernier est toujours en contact avec la foule et fait ce qu’il veut avec elle. Il sait comment l’amadouer avec ses commentaires sur les Maple Leafs de Toronto, son désir de nous payer de l'alcool ou même son désir de déménager à Montréal, parce qu'il adore la ville et ses habitants. De plus, il saute partout, il court tout le temps, il fait des grimaces, il nous fait chanter, sauter et taper dans nos mains. Comme on dit en bon québécois: il a de l'énergie à revendre.
    Le groupe nous a offert un premier bloc comprenant toutes les pièces du premier album. Évidemment, tout le monde en voulait plus. Billy est revenu nous offrir plusieurs autres succès. Ils ont d’ailleurs joué très longtemps et personne ne s’en est plaint. La plupart de leurs gros hits ont été joués et le groupe en a surpris plus d’un en incluant dans leur répertoire la pièce Pins and Needles (qui n’est presque jamais jouée). Ils ont par contre laissé de côté Rusted from the Rain, qui est pour moi un bijou.

Le choix de la salle avait pour but d’être plus intime avec son public. Le centre Bell aurait facilement pu être rempli, mais le groupe voulait créer une proximité avec son public pour le remercier d’avoir été là pour lui pendant toutes ces années. En fait, une seule date avait été prévue pour Montréal et puisque les billets ont été vendus trop rapidement, une deuxième soirée a été ajoutée. La même chose s’est produite à Vancouver.

 Finalement, je dois avouer que c'était une très bonne performance et je conseille à tout le monde
qui aime la musique qui bouge d'aller voir ce groupe en spectacle.

Voici un autre clip du groupe
 http://www.youtube.com/watch?v=gPCMx8yS7c0